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Culture Traditionnelle et Martiale
Franco-Chinoise
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STYLE TRADITIONNEL CHEN


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L'école CHEN est très répandue et bien implantée en Europe et a inspiré de nombreux autres styles.Le style Chen est né sous la dynastie des Ming (1368-1644). Maître Wang Xian (19e génération) a transmis cette forme à Maître Zhang.

 

Ci dessus Maître Ai Jun ZHANG et quelques élèves devant le temple Xixiao Gong dans les Monts Wudang, juillet 2006.

Il est à noter que le terme Taiji (fait suprême) est au cœur des fondements de la pensée Chinoise.

Le fondateur généralement reconnu serait Chen Wangting (1600 - 1680), appartenant à la neuvième génération de la famille issue de Chen Bu. Il vécut au milieu du xviie siècle dans le village de Chenjiagou (district de Wenxian, province du Henan en Chine), où l'on retrouve les premières traces historiques de son existence dans des annales écrites. (Une origine, plus mythique celle là, fait remonter sa création au xiie ou xve siècle à l'ermite taoïste Zhang Sangfen.) Le nom du style est emprunté à la famille Chen.

On considère en effet que le style Chen est à l'origine du tai-chi style Yang. Le tai-chi style Wu est un descendant du Yang et le tai-chi style Sun est un descendant du Yang et du Chen. Selon les historiens chinois, à la fois des techniques de kungfu de plusieurs écoles de l'époque et des techniques de santé (Tuina, travail respiratoire et Daoyin art de longue vie, dont les origines historiques sont quant à elles attestées dès le ve siècle av. J.-C.) auraient été réunies lors de la création du Taiji Quan.

Pendant cinq générations, le Taiji Quan n'a été transmis qu'aux membres du village de Chenjiagou et ses techniques jalousement gardées à l'intérieur du clan.

La pratique du style Chen est basée principalement sur le travail de deux Taolu (enchaînements) à mains nues :
Di yi lu - 1er enchaînement (en 74 mouvements)
Di er lu - 2e enchaînement (ou pao chui - poings canons)
On distingue deux version du Di yi lu :
Lao jia (ancienne forme)
xin jia (nouvelle forme) créée par CHEN Fake.
L'enchaînement se compose des mêmes mouvements et la gestuelle est très voisine, mais l'utilisation (applications martiales) des mouvements est souvent très différente.
Il existe également de nombreuses formes de synthèse généralement conçues pour la compétition ou comme élément pédagogique (créés par certains maîtres contemporains comme Wang Xi'an, Chen Zheng Lei, Chen Xiao Wang…).

Néanmoins, l'étude des 15 premiers mouvements du "Di yi lu" constitue la base du travail. On retrouve dans ces seuls 15 premiers mouvements tout les principes et changements (directions) qui se déclinent dans la suite de la forme. On dit aussi que le premier mouvement (Le Gardien Céleste pile le mortier) constitue la base de la base, et qu'il est impératif pour une bonne progression, de l'exécuter correctement avant de poursuivre.

Traditionnellement, ce n'est qu'après avoir bien maîtrisé le Di yi lu que l'on peut commencer l'apprentissage du tuishou et des armes (épée, sabre, grande lance, bâton, hallebarde…), et du Er lu pao chui. Le deuxième enchaînement est caractéristique du style Chen (il n'y a pas d'équivalent dans les autres styles). Il s'agit d'un travail 'explosif', qui montre clairement l'origine et le travail martial.


La différence entre les deux enchaînements à mains nues peu se résumer ainsi :
pour le Di yi lu c'est : le corps qui emmène la main
pour le Er lu c'est : la main qui emmène le corps
Cela signifie que l'étude du premier enchaînement est une écoute (intention) porté vers l'intérieur (travail proprioceptif), tandis que le deuxième enchaînement est fait pour porter l'intention vers l'extérieur (l'application martiale).
On qualifie également de troisième taolu le Tuishou, car il s'agit aussi d'un enchaînement codifié à plusieurs niveaux, et qui peut se travailler seul. Le Tuishou est une étape du travail martial qui doit amener à la pratique du Sanshou (combat libre)

Si le Taiji quan est d'abord resté au sein de la famille Chen (traditionnellement enseigné uniquement au fils aîné, et à la belle fille), il s'est propagé à partir de 1928, année où Chen Fa Ke débuta son enseignement à Pékin.